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«Aucune éclosion de COVID au bloc opératoire à Saint-Jérôme» (vidéo)

 

Anesthésiologiste à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, le Dr Alain Lamontagne a fait partie de l’équipe de recherche et développement du Maximed au sein du CISSS des Laurentides. Aujourd’hui, utilisateur du Maximed durant ses interventions auprès des patients de l’hôpital des Laurentides, il témoigne en vidéo. Le Dr Lamontagne rapporte «qu’aucun cas de contamination de COVID-19 en provenance du bloc opératoire» n’est à déplorer. Cela, même si ce centre hospitalier a reçu une bonne part des patients des Laurentides hospitalisés en raison de la COVID-19. Ces résultats encourageants sont attribuables, selon lui, à leur «algorithme de sécurité». Série de précautions mise au point localement, basée sur les recommandations de l’INSPQ.  Dans le cas de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, Sainte-Agathe, Saint-Eustache et Mont-Laurier, cet algorithme comprend le Maximed comme mesure d’atténuation.

En discussion téléphonique, le Dr Lamontagne explique que l’utilisation du Maximed a «permis de créer des zones tièdes et des zones chaudes dans le bloc opératoire et d’ajouter un élément de sécurité, pour éviter la propagation du virus». Tout cela, en tenant compte des contraintes physiques que présente un hôpital comme celui de Saint-Jérôme, une situation similaire à plusieurs régions du Québec, du Canada et des État-Unis. 

Pour lui, la force d’un outil comme le Maximed est sa capacité à protéger des aérosols pathogènes d’un patient potentiellement atteint, tout en préservant l’intégrité de la plaie chirurgicale.  « Comment rester en pression positive et protéger de la COVID? C’est toute la complexité d’un bloc opératoire», de souligner le docteur à l’autre bout du fil. La plupart des solutions proposées auraient eu comme conséquence de créer une pression négative et donc d’exposer les patients à des risques d’infection. Tout ça, dans un «délai extrêmement court.»

Recommandations de l’INSPQ

Alors qu’au début de la pandémie, le matériel de protection était limité et la capacité de détection était restreinte, la confirmation de la transmission communautaire dans les Laurentides a signifié la mise en place de mesures de protection d’atténuation, basé sur les recommandations de l’INSPQ. Il fallait implanter des mesures pour assurer la protection du personnel et parallèlement, il fallait éviter des délais qui pourraient amener d’autres complications collatérales en raison de l’annulation d’interventions à des patients sains. 

L’impact de ces mesures anti COVID fut bien réel : «du jour au lendemain, les mesures d’atténuation ont diminué de 70% notre capacité d’intervention». Concrètement, cela signifiait l’utilisation systématique du N95 – limité au début de la crise – et attendre le renouvellement de l’air entre chaque étape de l’intervention.  Le Dr Lamontagne raconte qu’ «entre chaque intervention qui génère des aérosols, le personnel doit attendre dehors, ce qui génère un vrai ralentissement, parfois 30, 60 minutes pour une intervention qui prend 15 minutes en salle d’opération.».  Mais la mise en place d’un ensemble de mesures a permis de revenir à un fonctionnement plus normal. Parmi celles-ci, il y a le dispositif d’aspiration des aérosols Maximed,  mais aussi des mesures de dépistage préventives systématiques et des stocks de matériel de protection disponibles en plus grand nombre.  La connaissance de la maladie a également permis d’adapter les protocoles au fur et à mesure. 

Les résultats concrets de cet «algorithme de protection» sont clairs: aucune éclosion de COVID-19 en provenance du bloc opératoire.